Dragon Ball Daima s’inscrit dans la lignée des relectures nostalgiques de l’univers Dragon Ball, empruntant des idées à la fois à Dragon Ball GT et à Dragon Ball Super. Dès les premiers épisodes, on retrouve le concept du changement d’apparence de Goku (redevenu enfant) ainsi qu’une nouvelle quête des Dragon Balls.
La véritable nouveauté réside dans le monde à explorer : le Daima Kai, royaume des démons, peuplé de
créatures inédites. Pour accompagner Goku dans cette aventure, Végéta, Piccolo et Kaioshin le rejoignent
dans le mystérieux royaume de Gomah. En seulement 20 épisodes, la série enchaîne les transformations
jusqu’à une version revisitée du Super Saiyan 4. Malheureusement, malgré quelques bonnes idées,
l’ensemble manque d’originalité et peut même décevoir. Seuls l’animation et la nostalgie parviennent
à sauver l’expérience.
On peut se demander si la production cherche réellement à faire plaisir aux fans ou simplement à remplir
les caisses. Quoi qu’il en soit, le public reste fidèle et réclame toujours une véritable suite à Dragon Ball Z.
Que ce soit Dragon Ball Super ou Daima, les deux séries apportent des éléments intéressants : nouveaux personnages,
lieux encore inexplorés… Mais leur principal défaut reste le manque de scénaristes capables de construire une narration
cohérente et profonde.
Le Japon regorge pourtant d’artistes talentueux, inspirés par les classiques de leur enfance, capables de créer des personnages et des
histoires captivantes. Des auteurs comme Yusuke Murata (One Punch Man) ont su apporter leur propre vision à des univers établis.
Pourquoi ne pas ouvrir davantage la porte à ces créateurs pour revitaliser Dragon Ball ?
Confier la supervision scénaristique à un auteur expérimenté et habitué aux arcs narratifs complexes, aurait permis de mieux canaliser
les idées pour donner à DBS et DAIMA une véritable identité.
- SAUVAGE -